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La face honteuse du « métal bleu »

Un jour, l’industrie mondiale risque-t-elle de manquer de cobalt? Ces dernières années, son petit marché – 136.000 tonnes produites en 2019 – est au centre de toutes les attentions en raison d’un emballement des cours motivé par des craintes de pénuries.
Utilisé depuis longtemps par l’imagerie médicale et la radiothérapie, le «métal bleu» est devenu un composant indispensable pour les batteries de type lithium-ion qui équipent la grande majorité des téléphones portables et des véhicules électriques. Une note de recherche du cabinet McKinsey prévoit que ces derniers devraient représenter 22 à 30 % du parc mondial en 2030. Comme il n’existe pas de minerai de substitution et que le recyclage de batteries demeure marginal, la production de ce métal devra alors atteindre 220 000 tonnes. Il

s’agit même d’une hypothèse basse, puisque ces projections ne prennent pas en compte l’actuel engouement pour les vélos électriques.

[La République Démocratique du Congo (RDC) en produit 100 000 tonnes en 2019 (sur un total de 136 000 tonnes, soit 73% de la prof mondiale) et bénéficie de la plus grosse réserve mondiale].

[La Chine qd à elle détient le quasi monopole du raffinage du précieux métal (80%)]

Discrète bataille entre chantres de l’automobile électrique et constructeurs de smartphone pour faire main basse sur les stocks de cobalt.

Une usine de raffinage en Ontario au nord de Toronto verra le jour en 2021 pour rendre un peu d’autonomie aux usa et pourra traiter 25 000 tonnes.